(A Paraitre) L’Europe à l’assaut des pirates

C’est le « titre provisoire » du prochain livre préparé aux éditions du Villard.

Au large de la Somalie, et des Seychelles, en plein Océan indien la partie semblait bien inégale pour les pirates somaliens, dotés de peu de moyens. Mais, à force d’ingéniosité et d’audace, les va nu pieds somaliens gagnent la première manche. Haut la main. En 2007, 2008, 2009, ils prennent en otages des centaines de marins, et plusieurs dizaines de bateaux – de pêche, de marine marchande – Des millions d’euros de rançon changent de main, payés par les assurances et marines marchandes. Le ravitaillement humanitaire de la Somalie qui passe surtout par voie navale est menacé.

Après un temps d’interrogation, la communauté internationale réagit. Pour faire face à l’augmentation des attaques, une force anti-pirates est constituée et différents outils de contre-attaque sont constitués. C’est l’Europe qui tire la première (pour une fois), avec ses différents moyens (militaires, diplomatiques, financiers). En décembre 2008 est lancée une opération navale, chargée de lutter contre la piraterie dans le Golfe d’Aden. Une première pour l’Union européenne. Et une gageure !

Avoir des navires de guerre de pays de l’Union européenne sécurisant une portion du globe à plus de 5000 kilomètres de Bruxelles, hors de sa zone « naturelle » —, était tout sauf évident. Comment cette opération a été montée ? Qui s’y est opposé ? Comment les navires sur place ont débusqué les pirates, les ont arrêtés et neutralisés ? Pourquoi, le flux de pirates a finalement diminué. Et la piraterie somalienne a été réduite à presque zéro ?

Ce livre écrit par un spécialiste de la Défense européenne qui a suivi depuis le début l’opération anti-piraterie de l’UE (Atalanta) décrit les différents volets : politique, légal, opérationnel. Durant plusieurs années, il a pu suivre dans les couloirs, l’élaboration de l’opération. Puis s’est rendu à plusieurs reprises dans les principaux centres nerveux de l’opération (état-major, quartier général d’opération ou de force), ainsi que sur place sur les navires.

Une approche complète qui mêle interviews des principaux acteurs de l’opération, enjeux politiques et internationaux, aux aspects économiques et juridiques. Le tout entremêlé d’anecdotes, dramatiques ou cocasses.Car entre entre la méthode indienne, russe, française ou norvégienne d’arraisonnement, il y avait… de sacrées différences.